Installation de gîtes à chauves-souris encastrés dans l’isolant
Découvrez les principes essentiels permettant d’intégrer – encastrer des gîtes à chauves-souris dans la façade ou un complexe d’isolation
Type de travaux :
Construction neuve, ITE ou en dehors de tout travaux
Espèce cible : Chauves souris
Gîte de type 1 – Isolation devant le nichoir
Schéma de principe :
Coupe verticale

Modalité de mise en œuvre* :
- Fixer le gîte à la maçonnerie existante (1). Il est possible dans la plupart des cas de laisser une épaisseur d’isolant de 50 mm derrière le gîte.
- Poser une couche d’isolation (2) devant le gîte, si possible au moins égale à 50 mm. Cela permet de diminuer les écarts maximum de températures journalières et ainsi d’atteindre des conditions plus favorables pour les chauves-souris.
- Garantir l’étanchéité de l’interface gîte – façade en appliquant un joint ou autre système équivalent.
- Enduire ou poser le bardage sans diminuer l’accès au gîte. Si nécessaire, protéger l’accès pendant l’opération.
- Un débord de 10 à 20 mm est prévue au niveau de la partie inférieur de l’accès au gîte (3) permettant l’évacuation du guano et facilitant la détection et l’accès au gîte pour les individus. Ce débord est également conçu pour faire office de goutte d’eau.
*Préalablement à la mise en œuvre, faire valider le principe par un chiroptérologue
Exemples de mise en œuvre :
Commune : Nantes (44) – Maître d’ouvrage : Nantes Métropole Habitat – Entreprise : Alteresco ; ISORE ; SYBOIS – Accompagnement : LPO Pays de la Loire


Gîte de type 2 – Isolation derrière le nichoir
Schéma de principe :
Coupe verticale

Modalités de mise en œuvre* :
- Une fois les panneaux d’isolants installés, réaliser une découpe de la taille du gîte (1) Fixer le gîte par collage ou le fixer à la façade en utilisant des moyens de fixation adaptés (visserie ou chevilles adaptées à l’ITE et au poids du modèle choisi) de manière à ce qu’il se situe au droit de l’isolant.
- En général, une couche d’isolation peut être conservée derrière le gîte (2).
- Garantir l’étanchéité de l’interface gîte – façade en appliquant un joint ou autre système équivalent.
- Enduire ou poser le bardage sans diminuer l’accès au gîte (3). Si nécessaire, protéger l’accès pendant l’opération.
*Préalablement à la mise en œuvre, faire valider le principe par un chiroptérologue.
Exemples de mise en œuvre :
Commune : Angers (49) – Maître d’ouvrage : Podéliha – Entreprise : SPIE Batignolles – Accompagnement : LPO Pays de la Loire

Localisation :
- Les conditions locales sont très importantes, en particulier pour certaines espèces. La présence de zones d’alimentation (zones herbeuses hautes, massifs, haies, arbres, cours ou plan d’eau, mares, etc.), de zones de déplacement (haies, alignement, cours d’eau), de zones sombres, favorisent la présence de chauves-souris et peut augmenter la diversité des espèces.
- Veillez à l’absence d’illumination de l’entrée du gîte et à la présence d’un dégagement suffisant devant et sous cette entrée (~2m).
Points d’attention et autres conditions de réussite :
- Varier les hauteurs et les expositions, pour proposer un maximum de condition micro-climatiques différentes (les chauves-souris utilisent un réseau de gîtes qui leur permet de s’adapter aux variations météorologiques), en privilégiant le sud.
- Privilégier un positionnement proche des continuités écologiques présentes sur la parcelle (alignements, haies, cours d’eau, etc.).




