Installation de nichoirs à oiseaux cavicoles encastrés dans l’isolant
Découvrez les principes essentiels permettant d’intégrer – encastrer des nichoirs à oiseaux cavicoles (Martinets, Moineaux, Mésanges, Rougequeues, Bergeronnettes) dans la façade ou un complexe d’isolation
Type de travaux :
Construction neuve, ITE ou en dehors de tout travaux
Espèce cible : Chauves souris
Schéma de principe :
Coupe verticale

Modalité de mise en œuvre* :
- Fixer le nichoir à la maçonnerie existante (1). Il est possible dans certains cas de laisser une épaisseur d’isolant derrière le nichoir (2).
- ▪ S’assurer que le positionnement est conforme aux exigences de l’espèce-cible. Cas les plus courants :
- Martinet noir : au plus haut du bâtiment – dégagement sous et devant le nichoir de 5 mètres – trou(s) d’envol en bas de la face avant – éviter les expositions continue aux rayonnements solaires et aux intempéries.
- Moineau domestique : hauteur minimum de 2,5 mètres – trou(s) d’envol en haut de la face avant – dégagement sous et devant le nichoir de 2,5 mètres.
- Mésanges : hauteur comprise entre 3 et 6 mètre – éviter les expositions continues aux rayons solaires et aux intempéries
- Rougequeue noir : hauteur minimum de 2,5 mètres – abriter le nichoir sous un débordement architectural (préau, marquise, etc.).
- Garantir l’étanchéité de l’interface nichoir – façade en appliquant un joint ou autre système équivalent.
- ▪ Enduire ou poser le bardage sans diminuer l’accès au nichoir (3). Si nécessaire, protéger l’accès pendant l’opération..
*Préalablement à la mise en œuvre, faire valider le principe par un ornithologue.
Exemples de mise en œuvre :
Commune : Avrillé (49) – Maître d’ouvrage : Podéliha – Entreprise : EIFFAGE – Accompagnement : LPO Pays de la Loire

Localisation :
- Pour les espèces coloniales (Moineau domestique, Moineau friquet et Martinet noir essentiellement en Pays de la Loire), il est essentiel de poser plusieurs nichoirs dans une même zone (le même lotissement, la même résidence et dans l’idéal la même façade). Pour les espèces territoriales (Mésanges, Rougequeues, Bergeronnettes, etc.), il est préférable d’espacer les nichoirs d’une dizaine de mètres.
- La présence de zones d’alimentation à proximité est essentielle. La plantation d’espèce locale, la diminution des surfaces et/ou des fréquences de tontes des jardins et l’aménagement d’espaces humides (mares, noues, etc.) peut venir pallier au manque de ressources.
Points d’attention et autres conditions de réussite :
- Si les nichoirs correspondent à une mesure de compensation, privilégier les emplacements exacts des espaces occupés par les oiseaux préalablement aux travaux.
- Respecter les exigences des espèces-cibles et choisir des nichoirs adaptés, en se tournant vers des fournisseurs spécialisés dans les produits sont validés par des spécialistes (voir choisir et installer des nichoirs).




