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Schéma Seul

Légende

Icone Chauve Souris Volante

Chauves-souris
fissuricoles

Icone Moineau Domestique

Oiseux cavernicoles

Icone Hirondelle

Hirondelles

Icone Chauves Souris Accrochée

Chauves-souris
occupant des volumes

Anticiper

Pour faciliter l’intégration des enjeux biodiversité dans le projet, il convient d’intégrer cet aspect dans les études d’opportunité du projet. Cela permet de construire le projet : implantation et architecture du bâtiment, aménagements extérieurs en y intégrant ces enjeux, plutôt qu’ils viennent contraindre de modifier un projet déjà ficelé. L’anticipation permettra également de :

  • mettre en conformité le projet avec la réglementation liée aux espèces protégée si nécessaire ;
  • intégrer les mesures prévues dans les différents documents liés aux travaux : consultation des entreprises, demande de permis de construire, calendrier, plan d’installation de chantier, etc.

Demander conseil

Il est essentiel pour la réalisation des étapes suivantes de demander conseil auprès d’une association de protection de la faune sauvage, d’un naturaliste indépendant ou d’un bureau d’études en écologie qualifié à traiter cette problématique. Un accompagnement par un expert (l’écologue) est nécessaire pour certifier les espèces présentes ou l’absence d’espèces et prévoir des mesures adaptées durant les travaux.

Voir section « Qui contacter » de cette page ou voir la page dédiée aux structures susceptibles de réaliser un accompagnement biodiversité en Pays de la Loire.


Vérifier la présence d’espèces sur la parcelle à construire

L’occupation de tous les éléments impactés directement ou indirectement par les travaux doit être vérifiée et les espèces déterminées. Ici, il faut vérifier :

  • le(s) bâtiment(s) qui vont être démoli(s) ;
  • les autres habitats de la parcelle (arbres, haies, bosquets, pelouses, murets, tas de bois, fossés, etc.)

En fonction des caractéristiques de la parcelle à construire, les enjeux biodiversité anticipables, l’effort d’inventaire et la complexité des mesures pourra être très variable. Par exemple, une construction sur une parcelle de parking ne demandera quasi aucun inventaire et les adaptations du projet ne seront que des plus value pour la biodiversité, tandis qu’une construction sur une parcelle de pleine terre demandera un effort d’inventaire conséquent, des adaptations importantes du projet et sera nécessairement une moins-value pour la biodiversité.


Adapter le chantier pour limiter l’impact sur la faune et la flore

En fonction des résultats de l’étape précédente, il faudra :

  • adapter l’implantation du bâtiment et le plan d’installation de chantier pour conserver les sols de pleine terre et autres habitats d’intérêt (arbres, haies, prairies, etc.) ;
  • adapter les travaux de terrassement notamment pour limiter l’impact sur le système racinaire des arbres ;
  • limiter les risques et autres nuisances pour la faune (pièges bruit, lumière).

Attention ! Si un espace occupé par une espèce protégée ne peut pas être conservé, il est nécessaire de déposer un dossier de dérogation à l’interdiction de destruction d’espèce protégée. Voir la procédure.


Intégrer des espaces pour la faune et la flore dans la construction neuve

Dans la construction neuve, il est possible d’adapter l’architecture du bâtiment pour :

  • permettre l’accès de la faune à des espaces inoccupées du bâtiment (vides sanitaires, combles perdus, pièces techniques) ;
  • permettre l’accès de la faune à des vides d’air ;
  • intégrer des espaces dédiés à la faune (des nichoirs par exemple) ;
  • intégrer des structures permettant le développement de plantes grimpantes favorables à la biodiversité (lierre grimpant, houblon, chèvrefeuille des bois, clématite des haies, etc.).

Quelque soit la localisation géographique du bâtiment, il est pertinent d’intégrer des espaces dédiés aux oiseaux cavicoles (Martinet noir, Moineau domestique, Mésanges, Rougequeues) et aux chauves-souris fissuricoles (Pipistrelles, Noctules, Sérotine commune). L’accompagnement par un.e spécialiste est nécessaire pour s’assurer que les aménagements soient bien adaptés aux espèces-cibles et permet de réaliser des aménagements adaptés à d’autres espèces pouvant être présentes localement.

Voir comment procéder


Mettre à profit les espaces libres pour favoriser la biodiversité

 Sur les espaces libres, quelques mesures simples permettent de multiplier le nombre d’espèces sur le site, de retrouver un cycle de l’eau plus naturel et fonctionnel, d’augmenter la captation du carbone et diminuer la chaleur ressentie sur la parcelle en période de fortes températures :

  • désartificialiser et conserver des espaces de pleine terre partout où cela est possible ;
  • privilégier des espèces indigènes d’origine locale pour les plantations (marque végétal local ou équivalent) ;
  • diversifier les hauteurs de végétation avec des arbres, des arbustes et des herbes hautes ;
  • adopter une gestion douce sur les espaces ne servant pas de cheminement ou de zones récréatives (1 à 2 fauches à 8-10 cm max / an) ;
  • diversifier les habitats : aménager des tas de bois ou de sables ; des murets de pierre sèches ou des empilements de pierres ; des fossés, noues ou mares.
  • adapter l’éclairage du site (limiter l’installation de luminaires aux besoins essentiels d’éclairage ; limiter les périodes et l’intensité d’éclairage ; privilégier les couleurs chaudes et la détection de mouvement).

Observer

Observer de loin (pour limiter le dérangement) la faune sauvage réinvestir son espace ou investir les nouveaux espaces installés.

Dans le cas où des espaces ont été installés en compensation de la destruction d’un espace préexistant (par exemple, 2 nichoirs pour 1 nid de Moineau détruit), l’observation afin de rendre compte de l’efficacité des dispositifs installés à l’administration, est obligatoire.

Ces cas courants sont des généralités, la méthode est susceptible de varier en fonction des spécificités du site.

Intégration de nichoirs dans la construction neuve

  1. Sélectionner des nichoirs et des emplacements adaptés à l’espèce-cible, idéalement avec validation d’un.e spécialiste.
  2. Prévoir des réservations dans la maçonnerie ou dans l’isolation du bâtiment.
  3. Fixer les nichoirs. Ils peuvent être recouverts de parements, enduits ou peints avec des produits sans COV ou autres substances pouvant être toxiques pour les êtres vivants.

Adaptation du plan d’installation de chantier pour limiter les impacts sur la biodiversité

  1. Identifier les habitats à conserver, les zones de pleine terre et l’emprise théorique des systèmes racinaires des arbres (par exemple, le diamètre du houppier + 2 mètres).
  2. Éviter le stockage de matériaux et l’installation de bases-vie sur ces zones.
  3. Baliser ces zones avec des barrières de chantier ou a minima de la rubalise.
  4. Limiter la circulation des engins sur ces zones et si elle est inévitable, définir des couloirs de circulation claires et utiliser des systèmes de répartition des charges (plaques de roulage par exemple).

Adaptation de la palette végétale d’un espace vert

  1. Privilégier les espèces indigènes d’origine locale pour les plantations (marque végétal local ou équivalent) ou l’expression de la banque de graine du sol pour les zones herbacées. Il est possible de s’inspirer de la végétation spontanée des espaces naturels à proximité.
  2. Définir des zones de gestion douce fauchées 1 à 2 fois par an, sur lesquelles seront semés des mélanges de type « prairie » ou sera laissée l’expression de la végétation spontanée.
  3. Diversifier les hauteurs de végétation (arbres, arbustes, herbes hautes) et privilégier des plantations en continuité (haie par exemple).
  4. Limiter la plantation d’espèces horticoles, notamment sur les zones en continuité de parcs ou d’espaces naturels, et en particulier d’espèces sur la liste des espèces exotiques envahissantes en Pays de la Loire.
Quels nichoirs installés sur une construction neuve ?

Quelque soit la localisation géographique du bâtiment, il est pertinent d’installer des nichoirs à Martinet et des gîtes à chauves-souris sur une construction neuve. En revanche, il est nécessaire de respecter les préconisations d’installation (exposition, hauteur, emplacement sur le bâtiment, etc.) pour maximiser les chances d’occupation et éviter que ces aménagements deviennent des pièges pour les espèces susceptibles de les occuper.

Demander les conseils d’un écologue est indispensable pour s’assurer de la bonne installation des nichoirs ou pour évaluer la pertinence d’installer des aménagements dédiés à d’autres espèces que les martinets et les chauves-souris. Voir rubrique « Qui contacter » de cette page ou la page dédiée aux structures susceptibles de réaliser un accompagnement biodiversité en Pays de la Loire.

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La plupart des espèces occupant les bâtiments sont des espèces protégées c’est à dire que :

«  sont interdits : […]

  • La destruction ou l’enlèvement des œufs ou des nids, la mutilation, la destruction, la capture ou l’enlèvement, la perturbation intentionnelle […] d’animaux de ces espèces.
  • La destruction, l’altération ou la dégradation [des] habitats d’espèces. » (ici, les habitats d’espèces sont la partie des fenêtre occupées) (article L411-1 du code de l’environnement).

La préfecture peut délivrer des dérogations à ces interdictions à condition « qu’il n’existe pas de solutions alternatives satisfaisantes […], que la dérogation ne nuise pas au maintien, dans un état de conservation favorable, des populations des espèces concernées dans leur aire de répartition naturelle […] dans l’intérêt de la santé et de la sécurité publiques ou pour d’autres raisons impératives d’intérêt public majeur. » (article L411-2 du code de l’environnement).

La violation de ces interdictions « est punie de trois ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende ». (article L415-3 du code l’environnement).

  • NORD NATURE CHICO MENDES et LPO, EPF NPDC, Guide Biodiversité & chantiers. Comment concilier Nature et chantiers urbains ? : lien.
  • FFB, Biodiversité et chantiers de bâtiment : l’essentiel pour comprendre, anticiper et agir : lien.

Conseils globaux

  • URCAUE DES PAYS DE LA LOIRE et LPO PAYS DE LA LOIRE, Les p’tits conseils des CAUE, Favoriser la biodiversité dans une construction neuve : lien.
  • LPO, Rénovation du bâti et biodiversité – Guide technique : lien
  • BOREL C., STOETZEL A. et THIRIET A., Chiroptères et bâtiments – Inventaires et intégration de l’enjeu : lien
  • LPO et CAUE Isère : Guide technique biodiversité & bâti : lien.

Favoriser la biodiversité sur les espaces libres

  • URCAUE DES PAYS DE LA LOIRE et LPO PAYS DE LA LOIRE, Les p’tits conseils des CAUE, Favoriser la biodiversité dans le jardin : lien

Installation de grimpantes

  • Dépinoy M., Maugard V., 2025. Rénovation du bâtiment : accueillir le vivant en façade. Série de 4 fiches techniques – Fiche technique n°4 : Maintien ou implantation de plantes grimpantes en pleine terre lors de travaux de façades : lien.

Illustration Batiment Et Biodiversité V5

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